Explications obligatoires

Ce blog n'est pas là pour étaler mes textes ou pour recevoir des compliments. S'il existe c'est seulement pour sauver mes histoires du beug informatique que je sens arriver d'un moment à l'autre. Sisi, j'vous jure j'ai un sale préssentiment et ça m'angoisse de savoir mes écrits tout seul et sans défense. Donc je les mets sur ce blog qui me servira de bouée de sauvetage en cas de noyade dans la mer profonde des beugs et fautes irréversibles de ces putains d'ordinateurs.
Il y aura beaucoup plus d'articles hors-ligne qu'en ligne parce que la plupart de mes textes sont très personnels et je n'ai aucune envie de les partager avec qui que ce soit. Ceux qui sont visionables sont légèrement inspirés de ma vie mais pas assez pour être top secret.
Voilà, voilà. Je pense que je vais parler dans le vide la plupart du temps mais je me répète, je n'en ai rien à faire. Je serai seule dans mon caneau de sauvetage. =D

Ah oui, dans les histoires on retrouve souvent les même "prénoms" c'est seulement parce que j'en avais mis d'autre au départ mais je ne pouvais pas les laisser tel quel, bref les histoires n'ont pas de rapport entre elles.
Je ne pensais pas que cela soit necessaire mais je précise que l'auteur de ces histoires c'est bien moi.

# Posté le dimanche 04 janvier 2009 09:23

Modifié le dimanche 22 février 2009 06:31

Une soirée passée au fin fond des Enfers.

La musique résonne contre les murs remplies d'ombres, l'alcool trône fièrement sur le buffet entouré de pizzas, chips et autres gâteries et une odeur âcre flotte dans la pièce, mélange de cigarettes et de sueur. Les cris de joies accompagnent la musique rythmée et les corps bougent en tout sens. Les rires fusent, aspirés dans l'air et les conversations vont bon train. Quatre adolescents parmi tant d'autre papotent, faisant de grands gestes pour se faire comprendre malgré le bruit assourdissant.
Ils se tiennent en une sorte de triangle : un petit châtain aux cheveux bouclé et une grande bouche semblant faite pour sourire, un grand blond arborant un petit sourire amusé devant la joie de ses amis et une fille aux longs cheveux bouclés elle aussi enlacé par un grand garçon brun, ses yeux cachés par une mèche tombant sur son doux visage. Il l'embrasse tendrement dans le cou pendant qu'elle glousse de bonheur. Son sourire semble sincère et ses yeux pétillants de joie.

Elle sursaute quand, dans sa poche, son portable vibre contre sa cuisse. Elle se dépêche de l'attraper et répond d'une voix guillerette :

« - Allo ?
- Kimi, Kimi viens s'il te plait, supplie une voix faiblarde.
- Lia, qu'est-ce qui se passe ? S'inquiète aussitôt la jeune fille en bouchant son oreille libre pour entendre ce que murmure son interlocutrice.
- Viens, je suis toute seule. J'ai peur, s'étrangle Lia des sanglots plein la voix.
- T'es où ?
- Dehors, je suis sorti de chez Clément. Je suis toute seule, viens je t'en supplie.
- J'arrive, t'inquiète pas je suis là. »

Kimi ne raccroche pas et entend les pleurs désespérés de son amie. Elle se détache rapidement des bras de son amoureux qui la regarde sans comprendre. Elle n'a pas le temps de lui expliquer quoi que ce soit. Tout le monde autour d'elle s'est tus à présent et la regarde curieusement en lisant l'inquiétude sur son visage d'ordinaire si calme. Elle doit aller voir Lia et si une personne ose la retarder elle explosera. Elle ne veut pas laisser son amie seule dans le noir.
Elle part en courant vers la sortie et crie aux personnes curieuses de ne pas la suivre. Son portable toujours en main elle rassure Lia tout en courant pour la rejoindre.

Elle sort du jardin et se retrouve sur une petite route. Elle aperçoit une forme noire sur le bas-côté, recroquevillée sur elle-même.

« Lia ? »

Un sanglot lui répond et elle se précipite vers l'ombre. Quand Lia relève la tête et que son amie voit ses yeux plein de larmes, elle s'accroupit vivement à terre et la serre fort dans ses bras. Elle déteste la voir ainsi. Ça lui rappel tellement de choses. Ça fait remonter ses souvenirs et ce n'est pas vraiment bon pour son moral. Elle se souvient de choses qu'elle voudrait oublier, qu'elle voudrait ne jamais avoir à revivre.

Kimi berce doucement Lia tout en écoutant le bruit de ses pleurs. Elle tente de se tirer de ses souvenirs douloureux en comptant les gouttes qui glisse dans son cou mais ça lui rappel les perles salées qu'elle a elle-même versée, seule dans son lit. Elle n'avait personne pour venir à son secours. Elle aussi était seule dans le noir, comme son amie ce soir-là. Sauf qu'elle n'avait aucune épaule sur laquelle déverser ses peines, aucune phrase réconfortante ci ce n'est les voix dans sa tête qui lui rappelaient combien elle était idiote de s'accrocher ainsi à un homme sans vergogne ni sentiment. Qu'il était imbécile de croire qu'elle pourrait le changer.
Non, personne sauf ces voix.

Alors, sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte, les larmes commencent à couler lentement le long des joues de Kimi et quelques sanglots étouffer sortent de sa gorge. Elle ne contrôle rien. C'est son exutoire; elle relâche sa garde et peut enfin donner libre court à son mal intérieur. Bien sûr elle est heureuse avec son nouveau petit ami mais il y a toujours cette facette d'elle-même, triste et désespérée qu'elle n'arrive pas à effacer complètement. Tout ça à cause de Lui. Elle le hait tellement.

Les deux amies pleurent encore pendant plusieurs minutes, chacune sachant pourquoi l'autre laisse les larmes couler. Elles se connaissent depuis tellement longtemps que les mots ne sont plus nécessaire à présent.

Enfin, les sanglots se calment et les yeux sèchent. Elles se relèvent lentement, se prennent par la main et décident d'un commun accord de rentrer à l'intérieur de la maison où la fête bat son plein.

Quand elles passent la porte, les yeux sont tournés vers elles – surement à cause de leurs yeux rouges et les traces noires dévalant leurs joues rosies par le froid – mais elles n'y prêtent guère attention. Elles se dirigent vers le bar seulement interceptées par le grand brun qui tenait tout à l'heure Kimi dans ses bras.

« - Qu'est-ce que vous avez fait toutes les deux ? Demande-t-il, suspicieux.
- On a fumé des joints et on a fait l'amour passionnément, ça se voit non ? L'attaque-t-elle avec froideur. »

Elle se dégage ensuite brutalement de l'étreinte de son petit-ami pour rejoindre Lia, assise sur le canapé beige, une bouteille d'alcool dans la main et une autre dans la bouche. Quand elle voit son amie arrivée, elle lui tend une des deux bouteille et Kimi avale goulument son contenu. Elles veulent oublier.

Kimi s'affale dans le canapé et soupire d'aise en sentant le liquide couler dans sa gorge et lui brûler les entrailles.

(***)


Une heure plus tard les deux amies rient comme des possédés et montrent du doigt des gens sans défauts apparent mais sur lesquels elles voient des choses aberrantes et hilarantes.

Ensuite, elles se lèvent en titubant légèrement et se dirigent vers les gens avec lesquels Kimi discutait avant la crise de larmes de son amie. Elles se postent devant le petit-ami de Kimi et le grand blond prénommé Kio.

« - Écoute moi bien toi, ordonne Lia en pointant le brun du doigt, si jamais tu fais du mal à Kimi je te tue de mes propres mains. Si tu l'abandonne lâchement je te jure que je te ferrai la vie infernale, compris ? Lia semble étonnamment sérieuse si on tient compte de son état d'ébriété avancé.
- Euh, oui, balbutie bêtement Noah.
- A toi, sourit, satisfaite, Lia en regardant Kimi qui acquiesce gravement.
- Toi, elle désigne Kio, tu es un connard, elle réfléchit durant une minute puis secoue sa tête de droite à gauche en signe négatif, non, tu es un ogre qui mange la vie et le c½ur des gens. Tout ce que tu touches se casse t'as remarqué ? Tu mets tout en bouillie. Chaque c½ur dans lequel tu rentre se brise en mille morceaux quelque temps plus tard. C'est comme le sucre... Oui ! Voilà, imagine que tu es le lait et moi le sucre. Au départ on s'entend bien, on fusionne puis au bout d'un moment je fonds, à cause de toi. Je disparais sous ton influence. Tu m'as touché et pouf ! Je n'suis plus qu'un monceau de rien du tout. Et toi tu t'en fous, tu continus ta vie comme si ce morceau de sucre n'avait jamais existé et tu cours aller en manger d'autre.
Tu sais quoi ? Et bien, en tant que morceau de sucre je tiens à te dire que je te hais. Oh oui, je te hais tellement fort Kio. Et tu sais pourquoi ? Non, évidemment.
Je te hais pour tout le mal que tu m'as fait, pour toute les larmes que j'ai versé à cause de toi, pour toute les choses que je n'ai pas faite pour toi. Je te hais pour tous les sacrifices que j'ai fait pour toi et dont tu ne t'es même pas rendu compte tellement tu étais absorbé par ta petite personne égocentrique. Je te hais pour tout l'amour que je te porte et le dégout que j'ai de moi à cause de ça. Je te hais pour tout le mal que je me suis fais à cause de toi et pour tout l'espoir que tu as fait naître en moi et que tu m'as retiré brusquement pour me laisser tomber dans un gouffre sans fond. Je te hais pour toutes ses choses que tu m'as faites sans t'en rendre compte. Je te hais pour ta bêtise. Je te hais tout court, Kio. »

Kimi est à bout de souffle. Elle a déballé tout ce qu'elle avait sur le c½ur et sa gaieté s'est envolée aussi vite qu'elle est arrivée. Elle pense être au plus profond des abîmes du tourment mais lorsqu'elle croise le regard de Noah, ébahi et blessé, elle se rend compte que non, elle n'était pas encore aux tréfonds du mal-être.
Maintenant qu'elle touche le fond et que la honte l'engloutit, elle part en courant vers la sortie pour se cacher aux yeux de tous et en particulier de Kio et de Noah.

Qu'est-ce qui lui a pris d'aller raconter tout ça ? Elle vient de révéler en quelques phrases ce qu'elle a tenté de cacher durant tant de temps. Tout ce qu'elle avait enfouie au fond d'elle vient de ressortir à cause de quelques maudits verres d'alcool. Et en plus de ça elle a crier haut et fort qu'elle avait encore des sentiments pour Kio devant son petit-ami. Elle a bien vu dans ses yeux qu'il était blessé, qu'il se sentait trahit.

Kimi se sent mal. Son c½ur cogne fort contre sa poitrine et les sanglots reviennent l'assaillire de toute part. Elle a la nausée et sa tête tourne beaucoup trop vite pour que ses yeux puissent rester ouverts.
Elle veut rentrer. Elle sort son portable de sa poche et appelle Noah.

« - Quoi ? Lui répond une voix peu aimable.
- Noah, j'aimerai renter s'il te plait.
- Pourquoi ? Le jeune homme est froid, brusque.
- Je me sens mal, j'ai vraiment envie de rentrer.
- Si t'avais pas autant bu tu te sentirais pas mal.
- J'ai envie de rentrer, le supplie-t-elle.
- Et si moi j'ai pas envie ?
- Je me sens vraiment mal Noah, sa voix se fait faible et elle tente de maitriser ses sanglots.
- Tu penses qu'à toi, t'es qu'une égoïste. Je veux pas rentrer t'as cas y aller toute seule. »

Un silence pesant règne sur la conversation téléphonique durant une petite minute et Kimi reprend, d'une voix étrange :

« Je suis désolé d'être là Noah. Je t'embêterai plus jamais maintenant, désolée. »

Et elle raccroche. Dans ses yeux une lueur démente brille quand elle se lève et part en direction de la route. Elle enfonce ses écouteurs dans ses oreilles et avance, avance...



Noah range son téléphone et réfléchit pendant trois secondes avant de se lever d'un bond et de se diriger vers la première personne qu'il croise.

« - Tom ! Qu'est-ce que tu fais si une personne te dis qu'elle est désolée d'être en vie et qu'elle ne t'embêtera plus jamais ? Il espère qu'il ne va pas confirmer sa pensée qu'il trouve absurde mais qui lui bouffe le ventre.
- Ben qu'elle va se suicider, Tom éclate de rire. Il est complètement éméché et pourtant Noah panique complètement. »

Il se souvient de la peine dans la voix de Kimi et il se frapperait contre un mur pour avoir été aussi bête. Il était tellement énervé par la pseudo déclaration qu'elle avait faite à ce connard de Kio qu'il ne l'a pas suivie quand elle est partie en courant se réfugier sous les arbres. Elle avait l'air tellement mal ! Et maintenant il la laisse rentrer toute seule après tout l'alcool qu'elle a bu. Bon Dieu quel imbécile !

Il se précipite dehors, traverse le jardin en courant et déboule à la vitesse grand V sur la route. Il hurle le prénom de Kimi mais il ne la voit pas.
Noah tourne à droite et aperçoit sa petite-amie, les bras en angle droit par rapport son corps, au milieu de la route et chantant à tue tête des paroles qui semblent tout droit sortis de son âme. (*)

« Si j'abuse de ton temps,
Je m'excuse j'veux t'dire seulement.

C'est ma faute, c'est ma faute,
Si l'on est si loin l'un de l'autre.
C'est ma faute, c'est ma faute,
Si l'on est plus rien l'un pour l'autre.

Je n'veux pas que tu m'pardonnes encore
Ni même que tu m'écoutes
Je veux que la nuit quand tu dors
Tu n'aies jamais plus aucun doute.
Je dois partir maintenant
Et laisser tourner la Terre
Et laisser la poussière
Du temps recouvrir notre histoire entière.
Mais j'abuse de ton temps
J'ai plus d'excuses je pars maintenant »


Noah se dit que la voix de Kimi n'est pas faite pour être aussi triste. Elle ne devrait jamais être remplie de pleurs et d'amertume. Il se rend compte que sa petite-amie est aussi fragile que du verre et qu'elle a besoin de lui. Il comprend que s'ils sont ensembles ce n'est pas pour qu'elle rende jaloux un autre que lui, ce n'est pas pour faire semblant. Il comprend qu'ils sont ensembles parce qu'elle en a besoin pour reprendre sa vie, pour sortir du noir dans lequel elle est plongée depuis tant de temps. Et s'est avec fierté qu'il se dit qu'avec lui elle est heureuse. Il ne doit pas la laisser seule.

« Kimi ! Hurle-t-il à s'arracher les cordes vocales, Kimi ! »

Mais elle ne l'entend pas, trop passionnée par les paroles qui tournent dans sa tête et par cette voix qui l'ensorcèle.

Soudain Noah voit les phares d'une voiture se rapprocher doucement de sa petite-amie alors il se met à courir aussi vite qu'il le peut, comme il n'a jamais couru de sa vie. Il la tire par le bras et la voiture les frôle pendant que Noah sert Kimi à l'étouffer.

« Je t'aime mon ange. Je rentre avec toi, viens. »

Il lui prend la main mais elle ne bouge pas, comme paralysée. Elle fixe Noah avec des yeux ronds et demande :

« - Je croyais que tu ne voulais plus me voir ?
- Ne raconte pas n'importe quoi. Sans toi je n'suis rien.
- Mais tout à l'heure...
- Tout à l'heure j'ai dit des choses débiles que je ne pense pas le moins du monde. Je suis désolé mon C½ur. »

Kimi reste ébahie un instant puis saute au cou de son petit-ami qui la transporte jusqu'à chez elle. Ils s'endorment dans les bras l'un de l'autre, épuisés par la soirée passée.



The End
=D

Chanson : Kyo_C'est ma faute.

Inspiration eue dans la voiture.
Écrit le 3/01/09

# Posté le dimanche 04 janvier 2009 08:31

Modifié le dimanche 15 février 2009 09:43

Deux morceaux d'histoire

Ils sont seuls et ce n'est pas vraiment une bonne chose. Il y a cette attirance entre eux, comme deux aimants, et cette électricité dans l'air quand ils ne sont que tout les deux, comme s'il n'y avait que le ciel et les éclairs. Leur regard ne se lâchent pas et la température monte à chaque minute passée à s'observer et se fondre dans les pupilles de l'autre sans aucune crainte de noyade.
Bientôt Kimi sent son c½ur accélérer et le sang lui monte à la tête ; il faut qu'elle respire.
À gauche, première porte et voilà la salle de bain. Elle referme doucement le battant de bois, pour ne pas détruire ce silence seulement brisé par ses pas pressés contre le carreau froid.
Enfin elle respire ; mais ça ne suffit pas : il faut que son c½ur arrête de frapper contre son crâne. Le vide de la salle d'eau est rempli par le bruit de l'eau dégoulinant du robinet et Kimi s'en asperge le visage puis s'essuie délicatement la peau avec une serviette bleue pâle. Son odeur. Et tout repart : son c½ur s'emballe et des bouffées de chaleur lui montent à la tête.
Alors, pour ne pas perdre pied elle s'accroche au lavabo blanc et se fixe dans le miroir rond. Du calme. Elle ferme les yeux, puis quelque seconde plus tard, un léger courant d'air vient la chatouiller et elle ne peut s'empêcher de sourire, un peu. Elle n'est pas vraiment étonnée de voir Kio, la fixant dans la glace de ses grands yeux noirs. Il est beau. Oh oui ! Beaucoup trop beau et elle ne peut pas s'empêcher de poser ses doigts sur le miroir pour caresser indirectement les traits du blond. Et lui, il sourit. Et il s'approche d'elle pour poser ses deux mains sur les épaules de Kimi et ses lèvres dans son cou. Kimi frisonne. Elle sait, elle sait bien qu'il ne faut pas mais c'est tellement bon, tellement tentant. Comment ne pas résister à un si beau visage ? C'est comme vouloir résister à un énorme paquet de bonbons ou de chocolat ou de votre plat préféré... Une torture en clair. Or, Kimi n'est pas adepte de la douleur alors elle se retourne lentement, caresse un moment la bouche de Kio qui lèche le doigt baladeur. Kimi ne réfléchit plus et se jette presque violemment sur les lèvre du Blond pour un baiser passionné.
Ils en avaient tellement envie. Seul, dans cette maison vide ça ne pouvait que ce finir ainsi.
Ils montent rapidement à l'étage, tombent sur le lit et se déshabillent mutuellement. Kimi s'empale désormais sur la verge tendue de Kio qui halète de plaisir.
Il n'entendent pas qu'un portable sonne, et changent de position ; Kimi se retrouve sous Kio qui entame d'amples va-et-vient.

De Femme <3
31/12/2008 22h06
Je suis bien arrivée :) Londres de nuit est magnifique. Dommage que tu ne sois pas avec moi, j'espère quand même que tu ne t'ennuies pas trop tout seul chez toi. Tes parents ne vont surement pas tarder à rentrer, tu verras, je suis sûre qu'ils pensent à toi et qu'ils te souhaiteront une bonne année.
Moi en tout cas je pense très fort à toi, tu me manque déjà.
Je t'aime Mon Kio <3

*


Il est un peu plus de quatre heure du matin quand un second téléphone portable sonne. Personne ne bouge, beaucoup trop bien, enfouis sous les draps, lovés dans les bras l'un de l'autre.




De Tio (L)
01/01/2009 4h23

Kimi, t'es où ? Je t'ai appelé au moins douze fois avant la soirée, quarante fois pendant et maintenant je me résigne à t'envoyer des textos puisque tu ne réponds pas à mes appels.
Où est-ce que tu es bordel ?!
Je te rappelle qu'on était censé se retrouver à 1h00 chez Soan et c'est même toi qui a insisté pour qu'on y aille quitte à ce que tu te fasse défoncer par tes parents... Kimi, tu m'as oublié ou quoi ? Ce soir c'était NOTRE soir et toi tu m'as posé un putain de lapin.
Tss, bonne année quand même.


Nouveau morceau /!\

Un sourire complice, quelques regards discrets et tout prend son sens. Tout ce qu'il s'est passé la veille et même bien avant. Ils se rendent compte qu'au final tout le mal enduré n'a pas été vain. Ils se sont enfin trouvés.

Un dernier échange et il faut monter en cours. Aucune concentration ; tout deux se demandent ce à quoi l'autre pense. Ils ne savent pas comment les retrouvailles vont se passer mais ils savent que ça va se passer.
Il ne faut pas que les autres s'en rendent compte. C'est leur secret, leur fruit défendu ; personne ne doit venir croquer dedans. Personne.
Les minutes passent, longues, trop longues. Ils ont besoin de se retrouver, de se toucher. Ils ont besoin de la présence de l'autre mais personne ne doit savoir. Pourtant leur sourire ne trompent pas et les questions fusent. Mais rien ne les perturbe : personne ne doit savoir, ça gâcherai toute la magie.
Enfin, le soulagement. Leurs yeux se croisent au détour d'un couloir et ils comprennent, ils sentent ce que veut l'autre alors tous deux font semblant de ranger leur sac, de faire tomber un stylo, d'avoir oublié quelque chose... « Vas-y, m'attends pas, je te rejoins dehors. »
Qu'ils partent, vite ! Une fois que toutes leurs connaissances sont parties, le jeune homme se rapproche de la fille et l'embrasse doucement, en surface, juste pour dire « Enfin, nous voilà. »
Et leurs mains s'emmêlent, leurs yeux caressent leur peau et ils partent vers la sortie eux aussi.
Ils sont devant la porte, ils doivent se lâcher mais ils n'y arrivent pas... et pourtant la jeune fille s'éloigne lentement, en un dernier regard. Elle fait ça pour eux, pour que leur relation puisse durer. Ils rejoignent leurs amis et puis le temps passe encore et la sonnerie retentit comme une sentence. Chacun regagne sa classe et les deux amoureux repartent dans leur rêverie fleur bleue et dégoulinante d'amour.
L'heure du repas s'annonce mais leurs yeux ne se croisent qu'une fois arrivé dans la cour.
« Kio a pas voulu manger en prio, du coup on vous a attendu ».
Kimi sourit légèrement et sans même demander pourquoi, elle sait que c'est-elle qu'il attendait. Et tous les deux se sourient sans que personne ne remarque rien. Personne mis à part Sachi.
Kio et Kimi ne sont jamais trop proche mais jamais trop loin non plus. Ils veulent sentir le parfum de l'autre.

« - On va manger !, crie Kimi.
- Ouais, tu viens Soan on va manger, répond Kio. »

Tout dans la discrétion ; personne ne doit savoir.

Ils sont serrés dans le rang de la cantine et Kio est derrière Kimi, par pur hasard bien sûr. Kimi sent le souffle de son ange dans son cou et elle frissonne et se colle un peu plus à lui. Kio laisse tomber innocemment sa main le long de son corps, jette un coup d'½il à côté de lui mais ne voit que Soan qui n'est pas très perspicace. Pas de craintes donc. Il effleure les fesses de Kimi qui fait comme si de rien n'était : elle n'a rien senti, rien vu ! Mais Kio pose plus franchement sa main sur le derrière de Kimi et cette dernière retient difficilement un cri de surprise. Personne ne doit savoir !

« Ne t'inquiète pas, personne ne voit, souffle doucement Kio à l'oreille de Kimi. »

Et comme pour le prouver il se met à parler avec Soan tout en passant sa main sous le tee-shirt de Kimi qui se colle un peu plus à son homme si cela est possible. Dieu qu'elle a envie de l'embrasser !
Mais avant qu'elle ne fasse le moindre geste, un grand vide se fait ressentir dans son dos et la voix du surveillant leur ordonne d'avancer.
Elle ne peut pas manger avec Kio, ce n'est pas dans ses habitudes et ça paraitrai suspect alors elle demande à Sachi si elles peuvent manger ensemble :

« - Bien sûr, et en plus il faut qu'on parle toute les deux. »

Aïe, aurait-elle devinait ? Non, impossible... et pourtant voilà qu'une fois assises Sachi pose La question. Elle sait, elle a mordu dans le fruit défendu.

« -Kimi, tu t'es réconciliée avec Kio ?
- Euh... oui.
- Fais attention. Tu sais comment ça ce fini à chaque fois.
- Oui mais pas cette fois.
- Qu'est-ce que tu en sais ? Ce type est un connard, il t'as déjà fait tant de mal.
- Arrête, pas cette fois. Il me l'a dit.
- Il te le dit à chaque fois ! Et toi tu tombes dans ses filets, à croire que tu le fais exprès.
- Je te dis qu'il a changé !
- Et moi je te dis que tu es en train de te faire avoir.
- Tais-toi ! Tu raconte n'importe quoi ! Tu ne sais pas ce qu'il s'est passé ce week end, tu ne sais pas ce qu'il m'a dit ; tu ne sais rien ! Il m'a aidé, il m'a raconté pourquoi il m'a fait tout ça. Il s'est excusé !
- Les excuses, surtout les siennes, n'excusent pas tout.
- J'ai plus faim, coupe Kimi en se levant furieusement. »

Et elle s'en va. Elle en était sûre ; personne ne comprend, personne ne veut leur donner de deuxième chance. Et bien, qu'ils aillent tous se faire foutre !
Kio, en voyant Kimi sortir furax du réfectoire, fait de même.
Il la rejoind sur les barrières et elle lui raconte. Quelqu'un sait. Kio ne dit rien mais la prend dans ses bras, il la berce puis la rassure :

« - T'inquiète pas, on s'en fout des autres, tant que toi tu me crois.
- Bien sûr que je te crois.
- Alors laisse les parler. Je sais que je t'ai fait du mal mais je te promet que maintenant je te rendrai heureuse. »

Et Kimi embrasse longuement Kio qui se prend vite aux jeux de langue de sa protégée. Elle passe une de ses mains sous le tee-shirt de Kio qui met ses mains dans les poches arrières du slim de sa partenaire.
Désormais tout le monde peut savoir, plus rien n'est défendu.
Sachiko vient alors près d'eux qui la regarde avec dédain mais elle ne semble pas se rendre compte qu'elle est de trop.

« - Ho vous sortez ensemble ! Vous êtes beaux tout les deux... oh fait Kio je voulais te parler de ce que tu m'as dit Vendredi soir... Mais on peut parler seuls ? Parce que j'ai bien réfléchi et... je sais que c'est un peu tard... s'il te plait on peut parler en tête à tête, minaude Sachiko. Kimi panique un peu. Kio a toujours été amoureux de Sachiko et elle semble vouloir reprendre leur relation... Kimi sait très bien que c'est par pure méchanceté mais elle ne sais pas si Kio saura faire la différence.
- Non, dis le maintenant ou ne le dit pas du tout.
- Et bien... Désolé Kimi mais il faut que je le dise parce que je me suis rendu compte qu'il comptait pour moi et... enfin tu comprends ?
- Dis le, répond froidement Kimi à bout de nerf. Elle voit déjà Kio se détacher d'elle et se jeter dans les bras de cette sorcière et ça la tue.
- Hum... je ne suis pas vraiment à l'aise de le dire devant toi Kimi mais... enfin après ce que tu m'as dit vendredi Kio je me suis dis qu'on aurait pu recommencer nous deux parce que je me suis rendu compte que j'avais encore des sentiments pour toi mais bon maintenant que tu es avec Kimi... je suppose que c'est plus possible..., Sachiko jouit du mal qu'elle fait. Kio est fou d'elle depuis trois ans maintenant et elle veut détruire la vie de cette Kimi alors elle le mène en bateau.
- Tu suppose bien Sachiko. Ce que je t'ai dit vendredi c'était n'importe quoi, c'était pour voir si tu allait réagir comme tu le fais maintenant ou si tu n'allais rien faire. Je sais très bien que tu rêves de voir Kimi six pieds sous terre mais je n'te laisserai pas faire alors va te faire foutre avec ta pseudo déclaration, ça ne marche plus.
- Attends... t'es en train de me dire que c'que tu m'as dit vendredi c'était du vent ! C'était pour me tester !
- Oui.
- T'es un connard.
- Tu n'es pas beaucoup mieux. »

Sachiko part énervée de s'être faite ainsi humiliée et Kio ricane. Depuis le temps qu'il rêvait de lui faire du mal, au moins un peu. Ça n'égalera jamais toute la douleur qu'il a enduré par sa faute mais ça le soulage. Cette fille a déjà détruit une partie de son être et maintenant elle veut casser son couple ! Elle a bien mérité tout ce qu'il lui a dit.

« - J'espère quand même que tu feras tes déclarations à la bonne personne maintenant, déclare Kimi plus que soulagée.
- Je t'aime à en crever mon ange. Tu m'as sauvé du plongeon dans le noir. Je suis désolé pour toutes les horreurs que je t'ai dites et faites. Je t'aime tellement. Je voulais juste me protégé, j'avais peur de souffrir encore mais je n'ai fait que m'enfoncer un peu plus puisque tu es mon bonheur, ma sauveuse. »

Et ils s'embrassent comme jamais. Kimi, les larmes aux yeux et lui s'accrochant au visage de sa belle comme si ça vie en dépendait.

ET L'AMOUR FUT !
Nawak c't'OS. :s Quand Elle se laisse dépasser par les émotions >_<'
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# Posté le dimanche 04 janvier 2009 09:16

Modifié le dimanche 04 janvier 2009 10:03