Ils sont seuls et ce n'est pas vraiment une bonne chose. Il y a cette attirance entre eux, comme deux aimants, et cette électricité dans l'air quand ils ne sont que tout les deux, comme s'il n'y avait que le ciel et les éclairs. Leur regard ne se lâchent pas et la température monte à chaque minute passée à s'observer et se fondre dans les pupilles de l'autre sans aucune crainte de noyade.
Bientôt Kimi sent son c½ur accélérer et le sang lui monte à la tête ; il faut qu'elle respire.
À gauche, première porte et voilà la salle de bain. Elle referme doucement le battant de bois, pour ne pas détruire ce silence seulement brisé par ses pas pressés contre le carreau froid.
Enfin elle respire ; mais ça ne suffit pas : il faut que son c½ur arrête de frapper contre son crâne. Le vide de la salle d'eau est rempli par le bruit de l'eau dégoulinant du robinet et Kimi s'en asperge le visage puis s'essuie délicatement la peau avec une serviette bleue pâle. Son odeur. Et tout repart : son c½ur s'emballe et des bouffées de chaleur lui montent à la tête.
Alors, pour ne pas perdre pied elle s'accroche au lavabo blanc et se fixe dans le miroir rond. Du calme. Elle ferme les yeux, puis quelque seconde plus tard, un léger courant d'air vient la chatouiller et elle ne peut s'empêcher de sourire, un peu. Elle n'est pas vraiment étonnée de voir Kio, la fixant dans la glace de ses grands yeux noirs. Il est beau. Oh oui ! Beaucoup trop beau et elle ne peut pas s'empêcher de poser ses doigts sur le miroir pour caresser indirectement les traits du blond. Et lui, il sourit. Et il s'approche d'elle pour poser ses deux mains sur les épaules de Kimi et ses lèvres dans son cou. Kimi frisonne. Elle sait, elle sait bien qu'il ne faut pas mais c'est tellement bon, tellement tentant. Comment ne pas résister à un si beau visage ? C'est comme vouloir résister à un énorme paquet de bonbons ou de chocolat ou de votre plat préféré... Une torture en clair. Or, Kimi n'est pas adepte de la douleur alors elle se retourne lentement, caresse un moment la bouche de Kio qui lèche le doigt baladeur. Kimi ne réfléchit plus et se jette presque violemment sur les lèvre du Blond pour un baiser passionné.
Ils en avaient tellement envie. Seul, dans cette maison vide ça ne pouvait que ce finir ainsi.
Ils montent rapidement à l'étage, tombent sur le lit et se déshabillent mutuellement. Kimi s'empale désormais sur la verge tendue de Kio qui halète de plaisir.
Il n'entendent pas qu'un portable sonne, et changent de position ; Kimi se retrouve sous Kio qui entame d'amples va-et-vient.
De Femme <3
31/12/2008 22h06
Je suis bien arrivée :) Londres de nuit est magnifique. Dommage que tu ne sois pas avec moi, j'espère quand même que tu ne t'ennuies pas trop tout seul chez toi. Tes parents ne vont surement pas tarder à rentrer, tu verras, je suis sûre qu'ils pensent à toi et qu'ils te souhaiteront une bonne année.
Moi en tout cas je pense très fort à toi, tu me manque déjà.
Je t'aime Mon Kio <3
*
Il est un peu plus de quatre heure du matin quand un second téléphone portable sonne. Personne ne bouge, beaucoup trop bien, enfouis sous les draps, lovés dans les bras l'un de l'autre.
De Tio (L)
01/01/2009 4h23
Kimi, t'es où ? Je t'ai appelé au moins douze fois avant la soirée, quarante fois pendant et maintenant je me résigne à t'envoyer des textos puisque tu ne réponds pas à mes appels.
Où est-ce que tu es bordel ?!
Je te rappelle qu'on était censé se retrouver à 1h00 chez Soan et c'est même toi qui a insisté pour qu'on y aille quitte à ce que tu te fasse défoncer par tes parents... Kimi, tu m'as oublié ou quoi ? Ce soir c'était NOTRE soir et toi tu m'as posé un putain de lapin.
Tss, bonne année quand même.
Nouveau morceau /!\
Un sourire complice, quelques regards discrets et tout prend son sens. Tout ce qu'il s'est passé la veille et même bien avant. Ils se rendent compte qu'au final tout le mal enduré n'a pas été vain. Ils se sont enfin trouvés.
Un dernier échange et il faut monter en cours. Aucune concentration ; tout deux se demandent ce à quoi l'autre pense. Ils ne savent pas comment les retrouvailles vont se passer mais ils savent que ça va se passer.
Il ne faut pas que les autres s'en rendent compte. C'est leur secret, leur fruit défendu ; personne ne doit venir croquer dedans. Personne.
Les minutes passent, longues, trop longues. Ils ont besoin de se retrouver, de se toucher. Ils ont besoin de la présence de l'autre mais personne ne doit savoir. Pourtant leur sourire ne trompent pas et les questions fusent. Mais rien ne les perturbe : personne ne doit savoir, ça gâcherai toute la magie.
Enfin, le soulagement. Leurs yeux se croisent au détour d'un couloir et ils comprennent, ils sentent ce que veut l'autre alors tous deux font semblant de ranger leur sac, de faire tomber un stylo, d'avoir oublié quelque chose... « Vas-y, m'attends pas, je te rejoins dehors. »
Qu'ils partent, vite ! Une fois que toutes leurs connaissances sont parties, le jeune homme se rapproche de la fille et l'embrasse doucement, en surface, juste pour dire « Enfin, nous voilà. »
Et leurs mains s'emmêlent, leurs yeux caressent leur peau et ils partent vers la sortie eux aussi.
Ils sont devant la porte, ils doivent se lâcher mais ils n'y arrivent pas... et pourtant la jeune fille s'éloigne lentement, en un dernier regard. Elle fait ça pour eux, pour que leur relation puisse durer. Ils rejoignent leurs amis et puis le temps passe encore et la sonnerie retentit comme une sentence. Chacun regagne sa classe et les deux amoureux repartent dans leur rêverie fleur bleue et dégoulinante d'amour.
L'heure du repas s'annonce mais leurs yeux ne se croisent qu'une fois arrivé dans la cour.
« Kio a pas voulu manger en prio, du coup on vous a attendu ».
Kimi sourit légèrement et sans même demander pourquoi, elle sait que c'est-elle qu'il attendait. Et tous les deux se sourient sans que personne ne remarque rien. Personne mis à part Sachi.
Kio et Kimi ne sont jamais trop proche mais jamais trop loin non plus. Ils veulent sentir le parfum de l'autre.
« - On va manger !, crie Kimi.
- Ouais, tu viens Soan on va manger, répond Kio. »
Tout dans la discrétion ; personne ne doit savoir.
Ils sont serrés dans le rang de la cantine et Kio est derrière Kimi, par pur hasard bien sûr. Kimi sent le souffle de son ange dans son cou et elle frissonne et se colle un peu plus à lui. Kio laisse tomber innocemment sa main le long de son corps, jette un coup d'½il à côté de lui mais ne voit que Soan qui n'est pas très perspicace. Pas de craintes donc. Il effleure les fesses de Kimi qui fait comme si de rien n'était : elle n'a rien senti, rien vu ! Mais Kio pose plus franchement sa main sur le derrière de Kimi et cette dernière retient difficilement un cri de surprise. Personne ne doit savoir !
« Ne t'inquiète pas, personne ne voit, souffle doucement Kio à l'oreille de Kimi. »
Et comme pour le prouver il se met à parler avec Soan tout en passant sa main sous le tee-shirt de Kimi qui se colle un peu plus à son homme si cela est possible. Dieu qu'elle a envie de l'embrasser !
Mais avant qu'elle ne fasse le moindre geste, un grand vide se fait ressentir dans son dos et la voix du surveillant leur ordonne d'avancer.
Elle ne peut pas manger avec Kio, ce n'est pas dans ses habitudes et ça paraitrai suspect alors elle demande à Sachi si elles peuvent manger ensemble :
« - Bien sûr, et en plus il faut qu'on parle toute les deux. »
Aïe, aurait-elle devinait ? Non, impossible... et pourtant voilà qu'une fois assises Sachi pose La question. Elle sait, elle a mordu dans le fruit défendu.
« -Kimi, tu t'es réconciliée avec Kio ?
- Euh... oui.
- Fais attention. Tu sais comment ça ce fini à chaque fois.
- Oui mais pas cette fois.
- Qu'est-ce que tu en sais ? Ce type est un connard, il t'as déjà fait tant de mal.
- Arrête, pas cette fois. Il me l'a dit.
- Il te le dit à chaque fois ! Et toi tu tombes dans ses filets, à croire que tu le fais exprès.
- Je te dis qu'il a changé !
- Et moi je te dis que tu es en train de te faire avoir.
- Tais-toi ! Tu raconte n'importe quoi ! Tu ne sais pas ce qu'il s'est passé ce week end, tu ne sais pas ce qu'il m'a dit ; tu ne sais rien ! Il m'a aidé, il m'a raconté pourquoi il m'a fait tout ça. Il s'est excusé !
- Les excuses, surtout les siennes, n'excusent pas tout.
- J'ai plus faim, coupe Kimi en se levant furieusement. »
Et elle s'en va. Elle en était sûre ; personne ne comprend, personne ne veut leur donner de deuxième chance. Et bien, qu'ils aillent tous se faire foutre !
Kio, en voyant Kimi sortir furax du réfectoire, fait de même.
Il la rejoind sur les barrières et elle lui raconte. Quelqu'un sait. Kio ne dit rien mais la prend dans ses bras, il la berce puis la rassure :
« - T'inquiète pas, on s'en fout des autres, tant que toi tu me crois.
- Bien sûr que je te crois.
- Alors laisse les parler. Je sais que je t'ai fait du mal mais je te promet que maintenant je te rendrai heureuse. »
Et Kimi embrasse longuement Kio qui se prend vite aux jeux de langue de sa protégée. Elle passe une de ses mains sous le tee-shirt de Kio qui met ses mains dans les poches arrières du slim de sa partenaire.
Désormais tout le monde peut savoir, plus rien n'est défendu.
Sachiko vient alors près d'eux qui la regarde avec dédain mais elle ne semble pas se rendre compte qu'elle est de trop.
« - Ho vous sortez ensemble ! Vous êtes beaux tout les deux... oh fait Kio je voulais te parler de ce que tu m'as dit Vendredi soir... Mais on peut parler seuls ? Parce que j'ai bien réfléchi et... je sais que c'est un peu tard... s'il te plait on peut parler en tête à tête, minaude Sachiko. Kimi panique un peu. Kio a toujours été amoureux de Sachiko et elle semble vouloir reprendre leur relation... Kimi sait très bien que c'est par pure méchanceté mais elle ne sais pas si Kio saura faire la différence.
- Non, dis le maintenant ou ne le dit pas du tout.
- Et bien... Désolé Kimi mais il faut que je le dise parce que je me suis rendu compte qu'il comptait pour moi et... enfin tu comprends ?
- Dis le, répond froidement Kimi à bout de nerf. Elle voit déjà Kio se détacher d'elle et se jeter dans les bras de cette sorcière et ça la tue.
- Hum... je ne suis pas vraiment à l'aise de le dire devant toi Kimi mais... enfin après ce que tu m'as dit vendredi Kio je me suis dis qu'on aurait pu recommencer nous deux parce que je me suis rendu compte que j'avais encore des sentiments pour toi mais bon maintenant que tu es avec Kimi... je suppose que c'est plus possible..., Sachiko jouit du mal qu'elle fait. Kio est fou d'elle depuis trois ans maintenant et elle veut détruire la vie de cette Kimi alors elle le mène en bateau.
- Tu suppose bien Sachiko. Ce que je t'ai dit vendredi c'était n'importe quoi, c'était pour voir si tu allait réagir comme tu le fais maintenant ou si tu n'allais rien faire. Je sais très bien que tu rêves de voir Kimi six pieds sous terre mais je n'te laisserai pas faire alors va te faire foutre avec ta pseudo déclaration, ça ne marche plus.
- Attends... t'es en train de me dire que c'que tu m'as dit vendredi c'était du vent ! C'était pour me tester !
- Oui.
- T'es un connard.
- Tu n'es pas beaucoup mieux. »
Sachiko part énervée de s'être faite ainsi humiliée et Kio ricane. Depuis le temps qu'il rêvait de lui faire du mal, au moins un peu. Ça n'égalera jamais toute la douleur qu'il a enduré par sa faute mais ça le soulage. Cette fille a déjà détruit une partie de son être et maintenant elle veut casser son couple ! Elle a bien mérité tout ce qu'il lui a dit.
« - J'espère quand même que tu feras tes déclarations à la bonne personne maintenant, déclare Kimi plus que soulagée.
- Je t'aime à en crever mon ange. Tu m'as sauvé du plongeon dans le noir. Je suis désolé pour toutes les horreurs que je t'ai dites et faites. Je t'aime tellement. Je voulais juste me protégé, j'avais peur de souffrir encore mais je n'ai fait que m'enfoncer un peu plus puisque tu es mon bonheur, ma sauveuse. »
Et ils s'embrassent comme jamais. Kimi, les larmes aux yeux et lui s'accrochant au visage de sa belle comme si ça vie en dépendait.
ET L'AMOUR FUT !
Nawak c't'OS. :s Quand Elle se laisse dépasser par les émotions >_<'
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